Peinture la plus ancienne de l’homme découverte : datation incroyable !

3

Dans une grotte reculée d’Indonésie, une équipe d’archéologues a mis au jour une peinture rupestre qui pourrait bien bouleverser notre compréhension de l’art préhistorique. Cette découverte, datée d’environ 45 000 ans, surpasse de loin les précédentes œuvres connues, telles que celles de Lascaux ou d’Altamira.

La peinture représente une scène de chasse avec des figures humaines et animales, témoignant d’un niveau de sophistication étonnant pour cette époque. Les chercheurs s’interrogent désormais sur les implications de cette découverte pour l’évolution culturelle et cognitive de l’humanité, ouvrant de nouvelles perspectives sur les capacités artistiques et symboliques de nos ancêtres.

Lire également : Délais et procédures de renouvellement de la carte d'identité

Une découverte historique

La découverte de la peinture rupestre à Leang Tedongnge, sur l’île de Sulawesi, marque une avancée majeure dans l’étude de l’art préhistorique. Datée d’environ 45 000 ans, cette œuvre représente un sanglier, animal emblématique de la région.

Les acteurs clés de cette découverte

  • Basran Burhan, archéologue de l’Université de Griffith, est le découvreur de cette peinture exceptionnelle.
  • L’Université de Griffith a collaboré avec l’ARKENAS, l’agence nationale de recherche archéologique d’Indonésie, pour mener à bien cette fouille.

Le site de Leang Tedongnge se situe dans une région reculée de Sulawesi, difficile d’accès, ce qui a probablement contribué à la préservation de cette œuvre. La datation, réalisée par des méthodes avancées de datation uranium-thorium, a permis de confirmer l’ancienneté exceptionnelle de cette peinture.

A voir aussi : Meilleur système éducatif en europe : quel pays se distingue vraiment ?

Implications de la découverte

Cette découverte pourrait redéfinir notre compréhension de l’art préhistorique. Les implications sont multiples :

  • Elle pourrait suggérer que les populations de Homo sapiens en Asie du Sud-Est possédaient des compétences artistiques et symboliques bien plus tôt que ce que l’on pensait.
  • Elle soulève des questions sur les échanges culturels et les déplacements des premières populations humaines.

La collaboration entre l’Université de Griffith et l’ARKENAS démontre l’importance de la coopération internationale dans les recherches archéologiques contemporaines. La peinture de Leang Tedongnge n’est pas seulement une œuvre d’art ; elle est une fenêtre ouverte sur notre passé, une pièce maîtresse pour comprendre l’évolution de l’humanité et de ses expressions culturelles.

La plus ancienne peinture rupestre connue ?

La découverte de la peinture de Leang Tedongnge soulève des comparaisons avec d’autres sites majeurs de l’art rupestre. Sur l’île de Sulawesi même, plusieurs autres grottes présentent des œuvres anciennes. Par exemple, à Leang Balangajia 1, une peinture de sanglier a été datée à au moins 32 000 ans. Dans la région de Maros-Pangkep, des œuvres similaires remontent à environ 43 900 ans.

En Europe, des sites comme Chauvet-Pont-d’Arc en France et Altamira en Espagne témoignent de l’ancienneté de l’art rupestre, datés respectivement de 36 000 et 36 000 ans. La grotte d’El Castillo, aussi en Espagne, présente des peintures vieilles de 40 800 ans. Ces comparaisons permettent de situer la découverte de Leang Tedongnge dans un contexte global, montrant la diversité et l’ampleur de l’expression artistique à travers les âges.

Site Localisation Datation
Leang Tedongnge Sulawesi, Indonésie 45 000 ans
Leang Balangajia 1 Sulawesi, Indonésie 32 000 ans
Maros-Pangkep Sulawesi, Indonésie 43 900 ans
Chauvet-Pont-d’Arc France 36 000 ans
Altamira Espagne 36 000 ans
El Castillo Espagne 40 800 ans

Les découvertes récentes à Leang Bulu Bettue, aussi à Sulawesi, où des outils servant à la transformation de l’ocre ont été trouvés, renforcent l’idée d’une tradition artistique ancienne et continue dans cette région.

En France, le site de Roche-Cotard révèle des gravures d’au moins 57 000 ans, potentiellement réalisées par Néandertal, soulignant que l’expression artistique ne se limite pas à Homo sapiens. Ces comparaisons montrent que l’art rupestre est un phénomène global, offrant des insights précieux sur les capacités cognitives et culturelles de nos ancêtres.

Nouvelle méthode de datation

La découverte de la peinture rupestre de Leang Tedongnge doit beaucoup aux nouvelles techniques de datation. Utilisant la méthode de datation par uranium-thorium, les chercheurs ont pu déterminer l’âge de cette œuvre avec une précision inédite. Ce processus implique la mesure des rapports isotopiques entre l’uranium et le thorium présents dans les dépôts calcaires recouvrant la peinture.

Maxime Aubert et Adam Brumm, de l’Université de Griffith, ont dirigé les analyses. Leurs travaux, publiés dans Science Advances, montrent que la peinture du sanglier remonte à environ 45 000 ans. Cette méthode est moins invasive et plus précise que les techniques de datation au carbone 14, surtout pour les œuvres d’art très anciennes.

Selon April Nowell, de l’Université de Victoria, ces résultats pourraient révolutionner notre compréhension des capacités artistiques des premiers Homo sapiens. La datation par uranium-thorium permet d’explorer des périodes encore plus reculées de l’histoire humaine, ouvrant la voie à de nouvelles découvertes.

Nature a aussi publié des études complémentaires sur d’autres sites utilisant cette technique. Les chercheurs peuvent comparer les datations et établir des chronologies plus fiables des œuvres rupestres à travers le monde. Ce progrès scientifique renforce notre capacité à retracer les origines de l’art et à comprendre les premiers gestes créatifs de l’humanité.
peinture rupestre

Implications pour l’histoire de l’art et de l’humanité

La découverte de la peinture rupestre de Leang Tedongnge ouvre de nouvelles perspectives sur les capacités artistiques des premiers Homo sapiens. Cette œuvre, représentant un sanglier, témoigne d’une maîtrise technique et d’une intention symbolique remarquables pour l’époque. Chris Stringer, du Musée d’histoire naturelle de Londres, considère que ces découvertes remettent en question notre compréhension des premières expressions artistiques humaines.

Les études menées par Jean-Claude Marquet à Roche-Cotard révèlent des gravures datant d’au moins 57 000 ans, potentiellement réalisées par des Néandertaliens. Ces gravures, bien que différentes des peintures de Leang Tedongnge, démontrent que les capacités artistiques ne sont pas l’apanage exclusif des Homo sapiens.

Des sites comme Chauvet-Pont-d’Arc en France et Altamira en Espagne, connus pour leurs peintures rupestres datant d’environ 36 000 ans, sont désormais recontextualisés dans une chronologie plus vaste. La peinture de Leang Tedongnge s’ajoute à ce corpus, enrichissant notre compréhension de l’évolution artistique. Paul Pettitt, de l’Université de Durham, souligne que ces œuvres montrent une convergence de pratiques artistiques à travers le monde, suggérant des échanges culturels ou des développements parallèles.

Considérez les implications de ces découvertes pour l’histoire de l’art :

  • Une redéfinition des origines de l’art.
  • Une reconnaissance des capacités artistiques des Néandertaliens.
  • Une nouvelle chronologie des œuvres rupestres.